You have been killed

You have been killed


" Il y a des jours où la vérité vous explose à la figure. "

Quelques mots glanés au hasard m'ont explosé à la figure. Et si je les "recollecte", si je les recompose, si j'en fais une vérité, ces mots prennent un sens.

[ Il y a des détails qui me déplaisent. J'essaye de faire comme si je ne les voyais pas. ]

En vrac : " stai bene? si ? allora niente, sono contento... "

" J'irais voir mais pas ce soir, sinon je vais déprimer comme toujours en lisant. "

" Tu ne te rends pas compte du poids de tes mots vu ta période noire de l'année dernière."


" Ça veut dire que tu as recommencé. "

" Ben ça fait deux psychopathes que tu connais, lui et puis moi..."

" j'ai hâte de te voir, pour avoir enfin quelqu'un de constant près de moi. "


Tout cela est vrai. Et même bien plus. Si tout ce qui est dit est vrai, tout ce qui n'a pas été dit l'est plus encore.
On se cache, on se fuit, on se retrouve en se mentant ou en oubliant des choses.

Puis on se fuit surtout soi-même, on se ment surtout à soi-même et on change de version. On se raconte des histoires. Des histoires pour s'endormir, des histoires pour se rassurer, des histoires pour se donner l'impression d'exister, l'impression de résister, l'impression d'aller bien ou l'impression d'être à plaindre.

Des histoires en forme de masque. Comme des loups de velours à poser sur le regard en espérant que ça suffise à changer sa vue, à changer sa vie.

Tu m'as dit " ... sinon il viendra un jour où tu arrêteras de passer devant une vitrine juste pour chercher ton gâteau. "

Et puis toi : "pour moi les rêves sont tellement détachés de la réalité, ils restent tellement des rêves que je ne vois pas comment on peut espérer les réaliser. "

Alors oui, je suis froide. Acide, sarcastique et une partie de moi s'est desséchée jusqu'à n'être plus qu'une coquille vide.

Mais juste. Histoire de. Se protéger, de se dire que ce n'est pas grave, qu'on n'a pas besoin, qu'on n'aura pas besoin et qu'il ne faut pas se raconter d'histoires, les histoires précisément ne sont que dans les contes de fées.

Il est question d'histoire. Alors justement. Il serait peut-être temps d'arrêter de se raconter des histoires. Et de vivre simplement. Vivre dans le sens exister, dans le sens éprouver.

Parce qu'il ne faut pas grand chose pour nous démasquer. Une seconde suffit. Un regard, un sourire, un aveu qui sort tout seul. Parce que quand le velours glisse et que le loup tombe à terre, il n'y a qu'une seule vérité qui explose.

On a tous besoin d'un "toi". Quel qu'il soit, quelle que soit l'étiquette qu'on lui donne, quel que soit sa place, son rôle, la confiance qu'on aimerait avoir ou la peur qu'on aimerait combattre. Grâce au doute et malgré la certitude.

[Alors, l'espace de ces quelques minutes, je baisse mon masque et ma garde.]

Je vous aime.

Chacun différemment, chacun distinctement.

Même si ça fait toujours aussi peur. Et que ça fait toujours aussi mal. Mais, ça ne devrait pas être ça. Dire "je t'aime" devrait être aussi naturel et spontané qu'une brusque averse sur la campagne, qu'un rayon de soleil oublié ou qu'un début de neige.

Aimer devrait être simple et devrait s'assumer. Et surtout, devrait se prononcer, se dévoiler, se montrer avant qu'il ne soit trop tard.


Alors je "te" aime.



Vous, tous mes "toi" sans qui je ne serais probablement pas moi. Et qui me poussent à croire, même si c'est seulement pour deux secondes, que, si, tout peut être tenté.












musica : M83, " Too Late" , The Raveonettes, " Suicide"

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# Posté le mardi 08 décembre 2009 19:03

Modifié le mercredi 09 décembre 2009 17:26

[...] non solo una ragione di disperazione [...]

[...] non solo una ragione di disperazione [...]



" Ti sei fatto male ?

* tire violemment sur sa manche*

- No, no, mi sono solo urtata con una porta. "

*sourire*


...







Che cazzo.















musica : " Watcha Say" Jason Derulo feat. Imogen Heap


# Posté le jeudi 03 décembre 2009 17:10

Bruciano la memoria, e nelle ceneri leggono il loro futuro

Bruciano la memoria, e nelle ceneri leggono il loro futuro


Peut-être les choses se combinent-elles de façon à nous faire réaliser d'un coup l'ampleur de notre erreur.
On croit être poursuivi par la malchance, par un chat noir, par une mauvaise passe. Et en fait, c'est peut-être tout simplement le signe que le moment est venu. Le moment de comprendre qu'il est temps d'arrêter les frais.

Une accumulation de petits détails et puis ça. Comme un déclic. Un voyage en train m'avait déjà projetée vers cette immonde vérité. En recréant petit à petit tous ces détails que j'avais voulu oublier.

Ce soir-là, c'était comme si j'allais mourir, j'ai vu toute ma vie récente défiler à travers les vitres de nuit du train qui m'emportait vers chez moi.

Un chez moi qui est encore plus loin qu'avant. Un loin qui n'est finalement jamais assez loin.

Ce déclic. On l'aurait presque entendu dans ma tête. Comme un flot d'image qui reviennent. D'images et de sensations. Que des émotions que j'aimerais n'avoir jamais avoir vécu. Et que je ne veux surtout pas revivre.

Même si c'est passer à côté pour certains. C'est sans doute vrai, mais tout ceci m'est devenu insupportable.

Et là, j'allais juste descendre encore un cran plus bas. Comme quoi, on peut toujours tomber plus bas. Et je ne tiens pas à vérifier qu'il y a un fond. Je suis suffisamment méprisable.

Est-ce une question de mérite ? ou de malchance? ou de mauvais moment ?

Tu as parlé d'amertume. Oui c'est de l'amertume. Et il n'y a amertume que lorsqu'on voulait croire. La faute à qui ? à celui qui laisse croire ou à celui qui finit par croire ?

Peu importe. On finit condamné. Ne manque plus que la force. La force d'enfin foutre en l'air cette mascarade pathétique.

Parce qu'une fois qu'on s'est aperçu, enfin, que le mur dans lequel on fonçait n'était pas un manque de confiance en soi, une barrière mentale de notre peur mais au contraire était bien réel, s'évertuer à croire relève de l'abrutissement le plus total. Et continuer à croire un menteur qui se dénonce comme tel, c'est se rendre complice d'une telle imposture.

Et le faux pour le faux, combler le vide par du néant en faisant semblant que ça aide, et bien c'est terminé. Parce que le vide reste du vide. Et que ce ne sont pas deux vides qui vont remplir un trou.

Et j'aimerais autant que mon gouffre ne s'agrandisse pas. Parce que bientôt, je ne pourrais même plus croire qu'un néant soit assez grand pour faire semblant de le combler.


* J'aimerais avoir ta certitude
j'aimerais avoir tes blocages
j'aimerais avoir ta détermination
j'aimerais avoir ta vraie lassitude*

Tout cela serait tellement plus simple. Pourquoi faut-il toujours que ces rouages fonctionnent encore et toujours ? Pourquoi, contre toute logique, leur faut-il tant de temps pour enfin s'arrêter ? Et me laisser en paix.










musica : Dubphonic "Relight"
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# Posté le mardi 01 décembre 2009 20:13

Modifié le mercredi 02 décembre 2009 15:27

" Si deve esprimere un desiderio "

" Si deve esprimere un desiderio "








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# Posté le vendredi 20 novembre 2009 18:42

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 18:57

" Et voilà!...J'en étais sûr...Vous ne fichez rien vous-même et vous m'empêchez d'agir, moi..."


Tellement longtemps qu'on ne m'avait pas dit ça. Tout drôle sur le moment. Comme un brusque retour en arrière. Une fulgurante incursion dans le temps.
Comme un film entier en version très très accélérée. Finalement, contre toutes les apparences, il semble bien que j'ai vécu dans ce film.

Ces mots-là sont pourtant bien différents. Ils ont eu le même écho. Comme quoi, on en a jamais fini. D'apprendre sur soi-même, de découvrir sur nous et de se retrouver soi ou ensemble.


Et ce soir, brusque avancée. Je le savais sans le savoir. L'ai mémorisé en l'oubliant.

Et je ne sais pas quoi faire. Comme je sais parfaitement ce que je vais finir par faire. Même si je suis persuadée que c'est inutile, vain et stupide.

Une fois de plus, contradictoire. Chaque journée apporte son souffle particulier. Ce vent singulier qui en changeant, fait tourner notre girouette.


[J'ai peur que tous ces mots, que tous mes mots, ne soient que des mots creux maintenant. De nouveau le vide. Par surprise. Un détachement qui fait peur et que je ne vois pas venir. J'espère que c'est juste une carapace d'illusions.]

Et toujours, au détour d'un coin sombre, le passé finit par vous rattraper. Et vous saute à la gorge.







musica : Coldplay


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# Posté le jeudi 12 novembre 2009 17:42